Une VMC double flux vaut-elle le surcoût par rapport à une simple flux, et dans quels cas ? La double flux fait mieux que la simple flux sur deux points : elle récupère une partie de la chaleur de l'air extrait avant de la rejeter, et elle filtre l'air neuf qui entre. Elle coûte en revanche plus cher à installer, demande davantage de place et ne se justifie pas partout. Le choix se fait donc au cas par cas, selon le logement et le projet.
Comment ça marche ?
La double flux extrait l'air vicié et insuffle de l'air neuf dans le logement par deux réseaux distincts. Avant d'être rejeté, l'air sortant traverse un échangeur qui préchauffe l'air entrant : on renouvelle l'air sans le refroidir complètement en hiver, ni le réchauffer en été. C'est le rendement de cet échangeur qui détermine l'efficacité réelle du système, et il varie selon les modèles.
Ce qu'elle apporte
- Récupération de chaleur : moins de déperdition par la ventilation qu'avec une simple flux.
- Air filtré : les filtres retiennent une partie des pollens et poussières avant l'entrée d'air.
- Confort : air neuf préchauffé, sans courant d'air froid direct.
- Humidité mieux gérée : ventilation continue qui limite la condensation.
Double flux ou simple flux : les critères de choix
- La place disponible : la double flux exige de la place pour le caisson, un réseau d'insufflation et souvent des combles ou un faux plafond.
- La configuration du logement : en appartement sans gaine dédiée, la double flux est rarement envisageable.
- Le budget et l'ambition de performance, plus élevés qu'une simple flux.
- Le type de chauffage : l'intérêt d'une récupération dépend de la façon dont le logement est chauffé.
- La contrainte d'entretien : filtres à nettoyer ou remplacer régulièrement pour préserver la performance.
Quand un diagnostic est nécessaire
Chaque configuration doit être évaluée sur place. Un examen s'impose en particulier lorsque :
- Le logement présente de l'humidité, de la condensation ou des moisissures malgré une ventilation existante.
- Un groupe bruyant, en panne ou dont les bouches n'extraient plus.
- Une rénovation qui change l'étanchéité du logement et rend la ventilation insuffisante.
- Une copropriété où l'implantation du caisson et les gaines doivent être vérifiées avec les règles en vigueur.
Décrivez-moi votre projet de ventilation : type de logement, présence de combles ou de faux plafond, ventilation actuelle et problème constaté. Je vous réponds pour une étude adaptée.
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